Évènements Fraîchement Actualisés

Réflexions sur la refondation de l’Ecole

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« La refondation de l’Ecole ne peut s’en tenir à l’allocation de moyens, ni à la réorganisation du temps scolaire […]. La refondation se joue dans la classe, là où l’on enseigne et où l’on apprend, dans la relation entre l’élève et le maître, entre l’élève et le savoir » – Vincent PEILLON.

Le véritable enjeu de cette réforme n’est pas de rajouter des moyens, mais de changer les habitudes et les pratiques. Les acteurs de l’éducation sont inquiets car nous n’ajoutons pas seulement une demi-journée, nous modifi ons le temps de chaque journée. Ce n’est pas une réforme passive. Nous sommes face à un vrai test de la capacité de la société française à se réformer et nous devons réussir à faire passer l’intérêt de l’enfant en priorité face au système actuel qui valorise la réussite individuelle. Tout le monde doit arriver à travailler ensemble.

Il y a des gestes à faire envers les professeurs des écoles. Cela n’est pas en rapport avec le changement de rythme, car le temps de travail ne sera pas augmenté, mais bien pour mieux considérer le métier d’enseignant. Le passage au master comme condition d’entrée a contribué à l’augmentation de la crise des vocations. Mais, le ministre a rappelé qu’il n’y aurait pas d’augmentation de moyens au vu de la situation économique actuelle. La valorisation doit donc passer par l’humain, d’où la pertinence des réformes pour la formation des professeurs. Un eff ort pourrait être fait pour l’accompagnement durant les premières années, d’autant plus que les nouveaux enseignants sont souvent nommés dans des zones difficiles. Ils s’essoufflent donc facilement et les mutations sont difficiles. Il faut redonner con fiance aux enseignants.

Les études montrent que nos rythmes ne sont pas bons pour les élèves. Un virage radical est proposé pour le rythme journalier. Dans ce cas, nous nous inspirons du modèle allemand. Eveiller la curiosité de l’enfant, le confronter aux autres, éduquer par le jeu sont les enjeux de cette réforme. L’échec scolaire est principalement dû à la volonté de cadrer les enfants dans un schéma unique. Nous aurons réussi lorsque chaque jeune aura le choix pour sa vie professionnelle et donc sa formation. La réussite du primaire est fondamentale dans l’apprentissage des bases. L’interêt de proposer des activités artistiques, sportives ou encore sociales est de pouvoir valoriser le jeune. Quand nous réussissons à établir un schéma de confi ance avec un enfant, il devient autonome. Il sera donc important que la progression du jeune soit evaluée et valorisée. Le but est d’avoir des pratiques éducatives plus participatives, qui mettent véritablement l’enfant au cœur des apprentissages. Nous devons obtenir une évaluation plus formatrice que sélective.

Le rapprochement de l’école et du monde professionnel est important. Il doit se faire le plus tôt possible et l’apprentissage est un bon outil. Il permet à l’apprenti de se construire un projet personnel et professionnel en fonction d’expériences vécues.

Il faudra une volonté politique tenace. En finir avec l’hypocrisie scolaire est un devoir pour la gauche de retour au pouvoir. Au sujet de l’éducation, il ne doit pas y avoir de contradictions entre les classes, que l’on soit de droite ou de gauche.

Pierre WEYL.

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La newsletter du MJS 22

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Pour consulter la newsletter, cliquez sur le lien suivant : Newsletter n°4 – Avril 2013 (format PDF)

Les Jeunes socialistes s’engagent contre l’extrême droite

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18 % des jeunes ont voté pour le Front national en 2012. C’est face à ce constat amer que depuis quelques mois, les Jeunes socialistes ont engagé une réflexion sur l’extrême droite. Que ce soit au niveau fédéral ou national, le MJS a décidé de se mobiliser pour la combattre.

Quel est le vrai visage du Front national ? Que cache son programme ? Comment donner les moyens à chaque jeune désirant s’investir pour mieux combattre ses idées ? C’est pour répondre à ces questions qu’une Convention nationale s’est tenue le 16 février dernier, à Montreuil (en Seine-Saint-Denis). A cette occasion, les fédérations ont été invitées à rédiger une contribution afin de mettre en lumière la présence (plus ou moins forte) de l’extrême droite dans leur département. La fédération des Côtes d’Armor a souhaité prendre part au débat en en rédigeant également une. Cette Convention avait donc pour objectifs d’analyser et de trouver des solutions concrètes face à la montée du FN en France.

A travers leurs contributions, les représentants des différentes fédérations se sont exprimés sur la montée du FN dans leur territoire. On a ainsi pu constater que les situations ne sont pas les mêmes partout en France. En témoigne par exemple la faible présence du FN en Bretagne, alors que celui-ci est beaucoup plus présent et réalise ses meilleurs scores dans le Nord-Est ou dans le Sud-Est de la France.

Par ailleurs, étaient invités à cette Convention Edwy Plenel, journaliste et fondateur de Médiapart, Joël Gombin, sociologue, Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP et Virginie Martin, politologue et présidente du think tank Different. Leurs interventions nous ont permis de mieux décrypter les stratégies adoptées par le FN. Leurs analyses ont démontré que l’électorat du FN est divisé, issu de classes d’âge différentes et de tous les milieux sociaux. Ce parti, démagogue et dangereux, construit sa force électorale au milieu de Français vivant dans la précarité. Depuis sa création, le FN a toujours sombré dans le populisme sans tenir compte des réalités économiques et sociales, sans proposer de véritables solutions aux problèmes. Depuis son arrivée à la tête du FN en janvier 2011, Marine LE PEN a souhaité entreprendre la « dédiabolisation » de son parti, mais, force est de constater que le fond est resté le même avec des propositions toutes aussi simplistes et populistes les unes que les autres, ayant pour fondement l’idée de « préférence nationale ».

Comme l’a retracé une vidéo, cela fait 20 ans que les Jeunes socialistes luttent contre l’extrême droite en France. C’est désormais à nous, militants, sympathisants ou plus largement jeunes de combattre le FN. Il nous reste à sensibiliser les électeurs sur les vrais visages du Front national à un an des élections municipales et européennes.

Pour consulter la contribution déposée par le MJS des Côtes d’Armor, cliquez sur le lien suivant : Contribution du MJS 22 (format PDF).

Communiqué de presse

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329 voix pour, 229 contre. Après plus 110 heures de débats, des dizaines d’heures de travail en commissions, les députés ont adopté le projet de loi autorisant le mariage pour tous.

Nous, jeunes et socialistes, nous réjouissons profondément de cette première étape décisive pour l’égalité et nous nous associons sans réserve aux propos de Mme TAUBIRA, Garde des Sceaux, ministre de la Justice : « enfin, le mariage devient une institution universelle ! »

Contrairement aux dires de la droite, le débat a bien eu lieu. Dans l’hémicycle, en commission, mais aussi sur les plateaux télés, au travail, dans les familles et entre amis : c’est toute la société dans son ensemble qui s’est saisie du sujet et a débattu. Or, selon un sondage Ifop publié par le site Atlantico, vendredi 8 février, 66 % des Français estiment que les couples homosexuels doivent avoir le droit de se marier !

L’opposition de la droite française à cette réforme (à de rares exceptions près) restera comme une incroyable manifestation de conservatisme. Il est marquant de souligner qu’alors que les conservateurs britanniques adoptaient dans le même temps, et sans tumulte, le mariage homosexuel, la droite française manifestait son refus de voir les évolutions de notre société.
Si nous respectons pleinement l’opposition lorsqu’elle reste digne et correcte, nous condamnons avec la plus grande fermeté les propos outranciers, les amalgames et les mensonges entendus dans la bouche d’élus de la République à l’occasion de ces débats (les députés socialistes ont recensé ces dérapages, que nous ne nous abaissons pas à citer).

Les socialistes font avancer la société, et cela ne leur plait pas : ils s’opposent aujourd’hui à étendre des droits, comme ils l’ont fait hier sur des acquis que nous considérons aujourd’hui irréversibles (IVG, peine de mort, PACS…). A ce titre, il est curieux de voir un député défiler derrière une banderole « Tous gardiens du Code civil » quand on sait à quel point, et heureusement, ce Code a su évoluer, ne serait-ce que pour donner aux femmes les mêmes droits que les hommes. Mais un député comme Marc LE FUR n’est pas à une manipulation prête !

Pour nous, jeunes socialistes, laïcs et progressistes, nous sommes fiers de soutenir cette majorité et ce Gouvernement qui fait avancer les droits de tous. Nous nous retrouverons au Sénat, toujours aussi déterminés.

Mobilisés en faveur du mariage pour tous !

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Ne pas laisser la rue aux opposants : c’est pour cela que le 27 janvier à Paris et le 2 février à Saint-Brieuc, nous avons battu le pavé pour marquer notre attachement au projet de loi en faveur du mariage pour tous. C’est dans une ambiance festive et conviviale que nous nous sommes tous retrouvés afin d’illustrer notre détermination et notre engagement face à la promesse de François Hollande. A Paris, 125 000 manifestants selon la préfecture, 400 000 selon les organisateurs se sont réunis : c’était très largement au-delà de notre espérance. Des opposants ont perturbé le défilé, démontrant aux passages des attitudes agressives et homophobe. A Saint-Brieuc, notre rassemblement Place de la Liberté faisait écho à celui organisé par les autoproclamés « défenseurs des enfants ». Leur attitude était moins agressive que celle des contre-manifestants croisés 15 jours plus tôt à Paris, mais leurs arguments sont tout autant sans fondement.

Le mariage pour tous ne détruira pas la famille. Tout simplement parce qu’il n’existe pas qu’un seul et unique modèle de famille. Oui, un enfant de parents de même sexe sera éduqué de la même manière qu’un enfant d’hétéros ! Non, les pays qui ont adopté le mariage pour tous n’ont pas sombré ! Oui, les études nous prouvent que les enfants ayant grandis dans une famille hétéro sont équilibrés ! Les familles homoparentales existent déjà : laissons la loi s’adapter aux réalités !

Après les manifestations qui ont rassemblé beaucoup de personnes, nous avons laissé le Parlement débattre. Christiane TAUBIRA, ministre de la Justice, a présenté le projet devant les députés et a défendu avec conviction la détermination et l’engagement du Gouvernement face à une opposition crispée et fébrile. Elle a prononcé un discours historique présentant cette loi comme un « acte d’égalité », qui marquera davantage les esprits que l’activisme pathétique d’une poignée de députés conservateurs, figés dans leurs convictions et coupés de la réalité de notre société.

Le projet de loi défend l’égalité pour tous. C’est un cap important pour vivre dans une société plus juste, plus égalitaire.

Guillaume MENIER.

La newsletter du MJS 22

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Pour consulter la newsletter, cliquez sur le lien suivant : Newsletter n°3 – Janvier 2013 (format PDF)

Le MJS 22 mobilisé en faveur du mariage pour tous !

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Source : Ouest-France du lundi 17 décembre 2012.